mardi, 26 février 2008

DIS-LEUR ...


DIS-LEUR ...
que Dieu n'est pas ce qu'ils croient !
Qu'il est un vin que l'on boit un festin partagé où chacun donne et reçoit !

DIS-LEUR qu'Il est le joueur de flûte dans la lumière de midi :
Il s'approche et s'enfuit bondissant vers les sources !

DIS-LEUR que sa voix seule pouvait t'apprendre ton nom !

DIS-LEUR son visage d'innocence, son clair-obscur et son rire !

DIS-LEUR qu'il est ton espace et ta nuit ta blessure et ta joie !

Mais DIS-LEUR aussi qu'Il n'est pas ce que tu dis...
et que tu ne sais rien de Lui !
1e07d6623d4b458df5fe60dc9f2385d5.jpg photo Pierre LUSSIER

samedi, 05 janvier 2008

2008 ! ... des voeux "pieux" ? !

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FRA ANGELICO, peintre et moine (1387-1455) dont la vie fut tout entière dédiée à la recherche de la lumière, sur la terre comme au ciel. Qu’aujourd'hui, sa lumière poursuive son chemin dans ton cœur !

Ami
Il n'y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà.
Mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre.
Le ciel ne peut descendre jusqu'à nous, à moins que notre cœur n'y trouve aujourd'hui même son repos.
Prenez donc le ciel.
Il n'existe pas de Paix dans l'avenir qui ne soit cachée dans le court instant présent.
Prenez donc la Paix.
L'obscurité du ciel n'est qu'une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie.
Il y a dans cette obscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir.
Et pour voir, vous n'avez qu'à regarder. Je vous prie donc de regarder.
La vie est généreuse, donatrice.
Mais nous, qui jugeons ses dons d'après l'apparence extérieure, nous les rejetons, les trouvant laids ou pesants ou durs.
Enlevons cette enveloppe et nous trouverons au-dessous d'elle une vivante splendeur tissée d'amour par la Sagesse, avec d'abondants pouvoirs. Accueillez-la, saisissez-la et vous toucherez la main de l'ange qui vous l'apporte.
En chaque chose que nous appelons une épreuve, un chagrin ou un devoir, se trouve, croyez-moi, la main de l'Ange, le Don est là, ainsi que la merveille d'une Présence ad ombrante.
De même pour nos joies : ne vous en contentez pas en tant que joies.
Elles aussi cachent des dons divins. La vie est tellement emplie de sens et de propos, tellement pleine de beautés au-dessous de son enveloppe, que, vous vous apercevrez que la Terre ne fait que recouvrir votre Ciel.
Courage donc pour le réclamer.
Mais vous avez du courage et vous savez que nous sommes ensemble des pèlerins qui, à travers des pays inconnus, se dirigent vers leur patrie. Ainsi, en ce jour de Noël, je vous salue, non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations,
mais avec la prière :
que pour vous, maintenant et à jamais, le jour se lève et les ombres s'enfuient
.

dimanche, 09 décembre 2007

Noël est proche...

1473b58c3fc95a2914e817eaf30f2d43.jpgMes amis,
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche !
C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi.
Pourtant, je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.
Je me souviens que, l’année dernière, il y avait un grand banquet en mon honneur.
Mais vous savez quoi ? Je n’étais pas invité…
En théorie, j’étais l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation.
J’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer.
Je me suis mis dans un coin et j’ai observé.
Tout le monde buvait, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout !
Bref, ils passaient un bon moment.
Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, et il riait sans arrêt : « ho ho ho », comme si la fête était en son honneur !
A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et… vous savez quoi… personne n’est venu à moi.
Soudain, ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux.
Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation.
Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi.
Qu’auriez-vous ressenti si le jour de votre anniversaire tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez pas ?
J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.
Comme ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé sont nombreux, cette année, je vais organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.
En guise de réponse positive à mon invitation, partagez cette lettre avec le plus grand nombre de personnes que vous connaissez.
Je vous en serai éternellement reconnaissant.
Je vous aime très fort !

Jésus

lundi, 22 octobre 2007

Supplique à Benoît XVI

Birmanie Les images encore fraîches sur l’écran de ces défilés de va-nu-pieds, de ces milliers de bonzes aux mains nues défiant de leur faiblesse la force brute des armes sur eux pointées obsèdent tout humaniste conscient des risques de la barbarie. Le monde a vibré devant le courage des manifestants de Birmanie. Et voici que désormais les autorités politiques mondiales tergiversent, les Etats se défaussent honteusement. Que nous reste-t-il à nous, citoyens des démocraties ? La protestation, certes et sous toutes ses formes – mais si peu active – la solidarité avec les prisonniers qu’on étouffe. Le chrétiens ne peut s’empêcher de voir derrière les bonzes mendiants la silhouette du pauvre d’Assise, et aussi bien, derrière l’image de François, la proximité spirituelle des bonzes de Birmanie. C’est la solidarité des pauvres qui se heurte à l’ordre sanglant des Etats voyous. Nous sommes en dette vis à vis de la leçon que donnent les bonzes : la solidarité de la haute spiritualité avec la défense de la liberté et des miséreux. Notre gratitude est immense dans ce monde où trop souvent la religion est associée à l’image des poseurs de bombes et des ennemis de la liberté. Aujourd’hui le silence de plomb qui enferme la Birmanie laisse devenir le pire. Certes il faut demander à des instances humanitaires d’aller rencontrer et aider les victimes. Certes, des responsables politique doivent subordonner toute relation à une transparence sur les suites des manifestations. Mais par-dessus tout, une exigence spirituelle devrait s’exprimer avec force. Le témoignage des instances spirituelles devrait être apporté aux bonzes de Birmanie, aux disciples de Bouddha. Alors, faisons un rêve fou d’espoir. Supplions le Pape qui est à Rome, par fidélité au pauvre d’Assise, de prendre l’avion pour la Birmanie et d’exiger de pouvoir rendre visite aux bonzes dans leurs cachots. Qu’il exprime cette demande à la face du monde ! Si la solidarité spirituelle a un sens, au nom de quoi le Pape peut-il se justifier de ne pas programmer d’extrême urgence ce voyage ? Guy COQ, philosophe, auteur de « Dis-moi ton espérance » ( Ed. Seuil ) Ouest-France du lundi 22 octobre 2007

jeudi, 04 octobre 2007

Vis le jour d'aujourd'hui

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Vis le jour d'aujourd'hui : Dieu te le donne ! Il est à toi : vis-le en Lui !

Le jour de demain est à Dieu. Il ne t'appartient pas.

Ne reporte pas sur demain le souci d'aujourd'hui.

Demain est à Dieu : remets-le Lui ! Le moment présent est une frêle passerelle :

Si tu le charges des regrets d'hier, de l'inquiétude de demain, la passerelle cède, et tu perds pied !

Le passé, Dieu le pardonne. L'avenir, Dieu le donne.

Vis le jour d'aujourd'hui en communion avec Lui. Regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité.

SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX (1090-1153)