lundi, 22 octobre 2007
Supplique à Benoît XVI
Birmanie Les images encore fraîches sur l’écran de ces défilés de va-nu-pieds, de ces milliers de bonzes aux mains nues défiant de leur faiblesse la force brute des armes sur eux pointées obsèdent tout humaniste conscient des risques de la barbarie. Le monde a vibré devant le courage des manifestants de Birmanie. Et voici que désormais les autorités politiques mondiales tergiversent, les Etats se défaussent honteusement. Que nous reste-t-il à nous, citoyens des démocraties ? La protestation, certes et sous toutes ses formes – mais si peu active – la solidarité avec les prisonniers qu’on étouffe. Le chrétiens ne peut s’empêcher de voir derrière les bonzes mendiants la silhouette du pauvre d’Assise, et aussi bien, derrière l’image de François, la proximité spirituelle des bonzes de Birmanie. C’est la solidarité des pauvres qui se heurte à l’ordre sanglant des Etats voyous. Nous sommes en dette vis à vis de la leçon que donnent les bonzes : la solidarité de la haute spiritualité avec la défense de la liberté et des miséreux. Notre gratitude est immense dans ce monde où trop souvent la religion est associée à l’image des poseurs de bombes et des ennemis de la liberté. Aujourd’hui le silence de plomb qui enferme la Birmanie laisse devenir le pire. Certes il faut demander à des instances humanitaires d’aller rencontrer et aider les victimes. Certes, des responsables politique doivent subordonner toute relation à une transparence sur les suites des manifestations. Mais par-dessus tout, une exigence spirituelle devrait s’exprimer avec force. Le témoignage des instances spirituelles devrait être apporté aux bonzes de Birmanie, aux disciples de Bouddha. Alors, faisons un rêve fou d’espoir. Supplions le Pape qui est à Rome, par fidélité au pauvre d’Assise, de prendre l’avion pour la Birmanie et d’exiger de pouvoir rendre visite aux bonzes dans leurs cachots. Qu’il exprime cette demande à la face du monde ! Si la solidarité spirituelle a un sens, au nom de quoi le Pape peut-il se justifier de ne pas programmer d’extrême urgence ce voyage ? Guy COQ, philosophe, auteur de « Dis-moi ton espérance » ( Ed. Seuil ) Ouest-France du lundi 22 octobre 2007
14:40 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : auteur, citation, opinion, supplique
lundi, 11 juin 2007
Le Prophète
Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants.
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole. Il aime l'arc qui est stable.
Khalil GIBRAN16:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Citation, Auteur, Enfant, Vie, Amour



